Scrofulariacées  

Origine du nom : du latin scofulae = écrouelles (syn. scrofule) ; la grande Scrofulaire  (Scrofularia   nodosa) était censée guérir ces lésions cutanées dues aux adénites (inflammation d'un ganglion lymphatique) tuberculeuses chroniques, atteignant surtout le cou.  Au Moyen-Âge, les rois de France étaient censés guérir les écrouelles par attouchement le  jour de leur sacre.

Plantes herbacées, rarement arbustives. Cette famille regroupe des plantes à fleurs d'aspect  très différents (7 ou 8 types floraux, par exemple Digitale, Molène, Véronique, Linaire,   Mélampyre, Rhinante et des sous-familles comme les Acanthacées et les Orobanchacées).
 Un certain nombre d'espèces sont
hémiparasites, c'est à dire qu'elles peuvent se  développer  librement ou en parasitant une autre plante.
 Consulter la page : http://www.ecosociosystemes.fr/scrofulariacees.html

Feuilles : feuilles alternes ou opposées par 2 à 5

Fleurs : fleurs bisexuées, ordinairement irrégulières (zygomorphes), solitaires ou réunies en   grappes. Calice persistant à 4-5 lobes, parfois 2 lèvres.  Corolle caduque de forme très
  variable, à 5 lobes, souvent à 2 lèvres bien marquées.

 En dehors des cas typiques à "gueule de lion" (ex : Linaire), les fleurs forment un  tube  (ex : Digitale);   dans d'autres cas, la corolle est ouverte et  en forme de croix (ex : Véronique).  On trouve aussi des   formes intermédiaires, telles que la Molène.
 Le nombre d'étamines varie de 5 pour la Molène, à 4 pour la Scrofulaire et à 2 pour la   Véronique.
Le style est solitaire et l'ovaire, supère, a 2 loges.

Fruit : fruit sec s'ouvrant par 2 valves (capsule bipartite) ou au sommet par 2 trous.

Polymorphie des fleurs de Scrofulariacées
de g. à d. : Digitale pourpre, Molène bouillon blanc, Véronique de Perse, Mélampyre des prés, Rhinante crête de coq - en haut : Linaire commune

Conclusion :

Les Scofulariacées constituent une famille de 2.500 espèces, réparties en en 200 genres, représentés presque partout dans le monde entier.
On leur associe plusieurs sous-familles dont les
Orobanchacées :

Origine du nom : le nom vient de l'orobanche dont c'est la famille.

Fleurs : fleurs bisexuées, irrégulières, réunies en inflorescences terminales, à corolle à 2 lèvres, la supérieure en casque, l'inférieur étalée à 3 lobes.

Feuilles : feuilles remplacées par des écailles alternes.

Tige : tiges plus ou moins charnues (pratiquement nulles chez Lathraea).

Fruit : fruit sec (capsule) s'ouvrant par 2 valves.

      Commentaire : plantes parasites, sans chlorophylle, enfonçant des suçoirs sur les racines d'autres plantes